mercredi 22 août 2012

Comme promis, je reprends avec le compte-rendu de notre repas à l'Hôtel Faurie à Saint-Agrève (1000 m d'altitude, au fin fond de l'Ardèche). Enfin compte-rendu, c'est vite dit, car je n'ai réussi à prendre en photo que les plats les moins extraordinaires... Pour les autres, je me suis précipitée dessus (mon côté glouton sûrement) sans penser à les photographier.
Pour commencer, l'ambiance : nous étions seuls dans l'ancienne (petite) cuisine de l'hôtel plus ou moins reconvertie en bibliothèque culinaire et dans la salle à manger attenante seule une grande table était occupée pour un repas de famille. De l'autre côté nous avions vue sur les cuisines où officie uniquement le chef, sa femme faisait le service, très sympathique, très simple, ayant une bonne connaissance des vins..
Déco simple alliant l'ancien et le moderne, cf photo, menu imposé, sept plats aux noms eux aussi simplissimes.

Bref, on vient ici pour ce qu'il y a dans l'assiette. Et pas de chichis.
Nous avons pris une bouteille de Saint Joseph blanc Pierre Gonon, une tuerie.
Pas de chichis, donc pas d'amuse-bouche, ce qui a été le plus regrettable car nous avons attendu un peu trop longtemps le premier plat : le chef cuisine un plat pour tous les clients en même temps et comme nos voisins étaient un peu en retard, la faim aidant, c'était un peu long.
Mais quel résultat !
Nom du plat : le bar, le foie gras et la truffe. un mille-feuille avec à chaque bouchée, d'abord le goût et la sensation d'un fois gras à peine cuit, puis le craquant de la truffe et enfin le bar cru, le tout poivré par de la roquette. Une tuerie. comme le vin.
pas de photo évidemment, trop appétissant, trop impatiente, ce qu'il en reste :

Ensuite, l'huître et l'amande.
Quatre huîtres tièdes parsemées d'amandes fraîches pour la mâche. Extraordinaire. Pas de photo...
L'oeuf, la girolle et le parmesan.
Excellent mais moins impressionnant. Donc une photo.

La blette et la  noisette.
Le moins bon, le goût de la blette n'était pas assez présent.

Le pigeon.
Fondant, cuisiné au saint joseph rouge de Coursodon. Excellent accompagné d'un verre de Coursodon évidemment.
Le fromage.
Une tuerie. Du comté de Vichy (!), enfin affiné par un fromager de Vichy ; du bleu de je ne sais où, très doux, et deux picodons mortels.
Le dessert.
de la glace au sureau, de la crème de chataîgnes, des framboises et un feuilleté. Excellent mais pas extraordinaire.



Résumons : Originalité, Excellence et Simplicité.

J'ai oublié de parler des toilettes : des plumes noires recouvrant un mur : la classe.

mercredi 2 mars 2011

salade hivernale

Cette salade est faite pour égayer nos longues journées d'hiver grâce au colorant complètement naturel de la betterave, en plus elle est originale and the last but not the least, les différentes saveurs et textures s'accordent parfaitement pour donner un résultat excellent, fondant par moment, mais un peu croquant aussi. bref, c'est BON !

 Ingrédients pour 2 : (plat principal)
1 verre de boulgour
1 poire
1  betterave moyenne crue
30 g de fourme d'Ambert
quelques branches de coriandre
1 poignée de graines de tournesol

2 cs d'huile d'olive
1 cc de mélasse de grenade
1 cs environ de jus de citron, (selon les goûts)
Sel, sel aux herbes, poivre

Préparation :
Faire chauffer le boulgour dans une casserole puis ajouter 2 verres d'eau bouillante salée. Laisser cuire à petit feu à découvert jusqu'à absorption du liquide, arrêter la cuisson  puis recouvrir la casserole d'un couvercle afin que les graines terminent de gonfler.
Eplucher la poire, la râper  grossièrement. Eplucher la betterave et la râper finement. Mélanger dans un saladier. Ajouter la fourme d'Ambert coupée en petits cubes, la coriandre effeuillée et les graines de tournesol.
Ajouter le boulgour encore tiède.
Emulsionner les ingrédients de la sauce, goûter et ajuster. Verser et mélanger dans le saladier.
On peut la servir encore un peu tiède ou froide.

jeudi 24 février 2011

Lasagnes au poisson

J'adore les lasagnes, pas seulement les "vraies" à la viande avec lesquelles je peux avoir un problème de béchamel et donc de lourdeur, mais aussi la version assez classique épinards-ricotta, ou encore au potimarron et noix (adaptées des canelloni de Savoirs et Saveurs), voire celles au chevreuil et lentilles testées dernièrement dans un restau de Budapest (chevreuil étant une traduction approximative, peut-être du cerf !!!, du daim, de la biche, en tout cas un cervidé...) et donc les lasagnes au poisson en sauce tomate. Je suppose, n'ayant pu tester, que plus le poisson est bon, meilleures sont les lasagnes, j'imagine à la lotte...

Ingrédients : (pour 2 grosses parts ou 4 petites...)
- 400 g de filet de poisson blanc (surgelé pas terrible pour moi à Budapest)
- 1 paquet de lasagnes fraîches (6 feuilles)
- 1 gros oignon
- 2 gousses d'ail
- 2 carottes
- 2 branches de céleri(-branche)
-  1cs d'algues séchées (facultatif)
- 1 petit verre de vin blanc (10 cl)
- 1 boite de pulpe de tomates
- 2 feuilles de laurier
- 1 cs d'huile d'olive
- 2 cs de lait
- 30 g de fromage sec italien (parmesan, montasio...)
- Sel, poivre

Préparation :
Dans une grande poêle, faire revenir avec l'huile d'olive l'oignon émincé. Ajouter les carottes coupées en rondelles et le céleri émincé de la même manière.
Verser le vin et laisser évaporer avant d'ajouter la pulpe de tomates, l'ail écrasé (germe enlevé), le laurier et les algues. Saler et poivrer. Laisser mijoter un quart d'heure avec un couvercle puis l'enlever pour laisser évaporer le jus.
Couper le poisson en petits morceaux et les ajouter à la sauce. Laisser cuire 5 min environ. La préparation ne doit plus contenir beaucoup de liquide.
Préchauffer le four à 180°C.
Huiler un plat à gratin. Placer la première feuille des lasagnes en adaptant la taille si besoin est. Répartir un quart de la sauce, puis une deuxième feuille de lasagne et ainsi de suite.
Sur la dernière feuille, verser le lait (pour éviter qu'elle sèche) et répartir deux tiers du fromage râpé.
Mettre le plat couvert d'un papier d'alu au four pour 15/20 min. Enlever le papier et répartir alors le reste du fromage (voire encore un peu de lait si la feuille parait trop sèche) et remettre au four 10 min, le dessus doit être doré.

lundi 14 février 2011

Blinis aux épinards

Ok, la photo est trop laide, et je dois avouer que l'association blinis - poulet n'est pas la meilleure idée du monde... mais pourtant ces blinis sont excellents, extra-moelleux grâce au lait ribot (buttermilch). La recette est adaptée d'un Saveurs et d'un Elle à table. Il faudrait plutôt les accompagner d'une tartinade au fromage et cumin ou de rillettes de poisson fumé ou de saumon fumé tout simplement. 

Ingrédients : (pour 4 blinis de la taille de la photo)
160 g de farine
2 oeufs
20 cl de lait ribot
5 cl de lait tiède
20 g de levure fraiche de boulanger
5 g de sel
200 g de feuilles d'épinards lavées, équeutées
huile d'olive

Préparation :
Faire fondre les épinards dans une poêle avec un peu d'huile d'olive et du sel à feu doux jusqu'à ce que toute l'eau se soit évaporée.
Émietter la levure dans le lait tiède et bien mélanger. Séparer les blancs des jaunes. Fouetter les jaunes avec le mélange lait - levure et le lait ribot. Dans un autre saladier mélanger la farine et le sel, former un puits puis verser la préparation précédente au centre et bien mélanger afin d'obtenir une préparation homogène. 
Laisser reposer au moins une heure dans un endroit tiède (par exemple le four préchauffé à 50°C puis éteint).
Quand la pâte a gonflé, monter les blancs en neige  ferme et les incorporer délicatement à celle-ci.
Pour terminer, incorporer les épinards bien pressés et hachés.
Faire chauffer une poêle (soit une poêle à blinis que je n'ai pas... soit une petite poêle, d'où la taille de mes blinis) huilée et cuire chaque blini environ 2 min de chaque côté, cela dépend encore de leur taille. Je les conserve au fur et à mesure au chaud dans le four à 50°C.

lundi 7 février 2011

Tarte aux poireaux et curcuma

Je rattrape avec difficulté mon retard accumulé avec cette nouvelle recette de tarte salée aux saveurs douces grâce au curcuma, par ailleurs excellent pour la santé : rhumatismes, crise de foie et j'en passe... à consommer sans modération, donc ! 
Après une recherche, je viens de m'apercevoir que j'ai supprimé la photo correspondante, pas malin !
Promis, je l'insère à la prochaine réalisation...

Ingrédients :
- 4 poireaux
- 100 g de ricotta
- 2 oeufs
- 1 cs bombée de curcuma
- 160 g de farine T65 (T70 pour la Hongrie)
- 40 g de flocons d'avoine (petit modèle si possible)
-  1cs de graines de moutarde
- 3 + 1 cs d'huile d'olive
- environ 10 cl d'eau
- Sel, poivre

Préparation :
La pâte : c'est ici en remplaçant le sésame par les graines de moutarde, laisser reposer au frigo pendant la cuisson des poireaux.
L'appareil :
Laver, sécher puis émincer les poireaux en rondelles d'1 cm d'épais.
Faire chauffer 1 cs d'huile dans une poêle avec le curcuma puis ajouter les poireaux, remuer pour les imprégner d'huile et de curcuma, saler et laisser fondre à feu doux avec un couvercle pendant une demi-heure environ en remuant régulièrement. Les poireaux doivent avoir rendu toute leur eau.
Laisser refroidir.
Préchauffer le four à 180°C.
Dans un saladier, battre les oeufs avec la ricotta, du sel, du poivre et les poireaux.
Etaler la pâte, verser l'appareil et enfourner une demi-heure environ, le dessus doit être légèrement doré. (remarque : on peut faire cuire la pâte à blanc 5 bonnes minutes au préalable).

samedi 29 janvier 2011

Crumble de potimarron au chorizo



Voici un crumble de saison, rapide, simple et très bon grâce à son croustillant. En prime une de mes chanson préférée du moment et tout à fait appropriée... 




 
ingrédients : (pour 2 crumbles individuels)
1 petit potimarron (500 g max)
1 oignon
une vingtaine de tranches fines de chorizo
2 cs d'huile d'olive
sel, poivre
en option : 2 carottes

50 g de farine
50 g de flocons d'avoine
50 g de beurre
40 g de parmesan râpé
25 g de graines mélangées (courge, tournesol, lin, pignons) légèrement mixées

Préparation :
Préchauffer le four à 180°C.
Couper le potimarron en cubes après avoir évider les graines et le déposer sur une plaque. Répartir une bonne cs d'huile d'olive, saler et poivrer.
Mettre au four entre 20 et 30 min. (le potimarron doit être tendre)
Faire revenir l'oignon émincé dans 1 cs d'huile d'olive. Ajouter à la fin les tranches coupées en deux de chorizo.
Préparer la pâte à crumble :
Mélanger la farine, les flocons, les graines et le parmesan et un peu de sel. Ajouter le beurre bien froid en morceaux et travailler du bout des doigts jusqu'à l'obtention d'un mélange grumeleux.
Placer les légumes et le chorizo dans un plat à gratin puis répartir la pâte à crumble sur les légumes et enfourner pour 20 min, le dessus doit être doré.

samedi 22 janvier 2011

Terrine de foies de volaille

 
J'ai réalisé cette terrine d'après la recette tirée du livre de Lilo, Cuisine Campagne, pour une soirée. Cette photo montre (barrer la mention inutile) que :
- elle était excellente ;
- les invités étaient affamés ;
En fait je pense qu'il y a un peu des deux, pour un premier essai, le résultat était plus que convenable. Je ne suis pas convaincue que l'utilisation des pistaches apporte vraiment un plus, à part pour le croquant, peut-être faudrait-il réessayer avec des noisettes concassées. Par contre les canneberges (plus connues sous leur nom anglais de cranberries) donnent une touche légèrement sucrée et acidulée, donc originale.
 Lilo précise bien que l'utilisation d'un hachoir à viande est indispensable, mais cet instrument n'encombre pas mes placards et n'est pas prêt de les encombrer, donc j'ai remplacé par du hachis de porc de chez le boucher.
Dernière chose, la réalisation est extrêmement simple, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Jamais, avant de lire cette recette, je n'aurais eu l'idée de cuisiner du pâté... pardon, une terrine. Mais je recommencerai. En plus, manger de la terrine en soirée avec du bon pain est finalement très convivial.

Ingrédients pour une petite terrine :
- 200 g de foies de volaille
- 200 g de hachis de porc (poitrine de porc à hacher pour l'original)
- 2 gousses d'ail
- 1 oignon
- 1 tranche de pain de mie (pain semi-complet un peu sec pour moi)
- 25 ml de lait
- 15 ml de cognac
- 25 g de canneberges séchées
- 25 g de pistaches un peu concassées
-1 pincée de oix de muscade
- 2 g de poivre moulu
- 5 g de sel

Préparation :
Préchauffer le four à 180°C.
Verser le cognac dans un bol avec les canneberges.
Émietter le pain dans le lait.
Mixer les foies de volaille, l'oignon et l'ail.
Dans un grand récipient, mélanger le hachis de porc, le pain de mie et les foies mixés avec l'oignon et l'ail. Incorporer, les canneberges avec le cognac, le sel, le poivre et la  noix de muscade. Mélanger pour former une préparation homogène.
Verser cette dernière dans une terrine et refermer avec le couvercle. Placer la terrine dans un grand plat allant au four et ajouter de l'eau jusqu'aux deux-tiers de la hauteur de la terrine pour le bain-marie.
Faire cuire 1 h 15. Réserver deux jours au frigo avant de pouvoir déguster...

mercredi 12 janvier 2011

Tajine Poulet et Poires

J'ai honte, deux long mois sans rien poster... voici une recette rapide (encore meilleure préparée la veille et réchauffée évidemment !) de tajine délicieux sucré-salé inspiré de Papilles et Pupilles et ma liste best of 2010. Chaque blog se doit apparemment d'avoir Sa Liste. Je vais donc me conformer à la mode ambiante. Petite variation cependant : ça sera mes 10 albums préférés de 2010... (c'est surtout pour m'en souvenir, comme tout ce que j'écris ici d'ailleurs ^_^, (non, ce n'est pas pour la postérité...))

Ingrédients pour 4 personnes :
- 4 cuisses de poulet
- 2 oignons émincés
- 1 ail dégermée
- 1 bâton de cannelle
- 1 cc de curcuma
-  quelques filaments de safran
- 1 cm de gingembre râpé
- 2 feuilles de laurier et quelques branches de persil.
- 1 cc de parika
- Quelques graines de coriandre
- 1 petit bouquet de coriandre fraîche
- Sel, poivre et huile d'olive
- un petit verre de vin blanc (en option)

- 4 poires épluchées et coupées en morceaux
- 2 cs de miel
- 10 g de beurre
- 1 cc de graines de sésame blanches

Préparation :
Préchauffer le four à 130°C.
Dans une cocotte en fonte allant au four, faire revenir les oignons lentement. Ajouter le poulet, les épices et les aromates dont l'ail. laisser colorer puis ajouter le vin blanc et entre 10 et 15 cl d'eau et enfourner pour une bonne heure.
Pendant ce temps, faire revenir les poires dans le miel et le beurre et les retournant régulièrement.
Quand le tajine est cuit, ajouter les poires et le jus dans la cocotte et remettre au four 10 min sans le couvercle.
Servir en parsemant de feuilles de coriandre et de sésame accompagné de boulgour.


et sans aucun ordre précis :
Arandel - In D
Loscil - Endless
Four Tet - There is love in you
Caribou - Swim
The hundred in the hands -  st
Errors - Come down with me
Pantha du Prince - Black noise
Adam Green - Minor Love
Menomena - Mines
Beach House - Teen Dream
Balmorhea - Constellations

et encore en écoute, mais suceptible d'y rentrer :
Maserati, Siskiyou, Ef, valgeir sigurdsson, Clinic
bref beaucoup d'électro, du post-rock et un peu de pop.

mercredi 10 novembre 2010

Canard, orange et céléri

Pour changer des tartes, voici pour une fois une recette de viande, de volaille plus exactement directement inspirée de Jamie. Il est vrai que pour deux personnes, un canard, c'est vraiment énorme, mais l'avantage de cette recette, c'est que l'on peut congeler la moitié de la viande de canard. En général, j'en congèle la moitié, déjà effilochée, pour une salade avec des graines de grenade et de la roquette. Comme la cuisson est longue et lente, la viande n'est pas du tout sèche, fondante en réalité. Autre utilisation de cette recette : la récupération de la graisse pour faire revenir des pommes de terre. Et oui, il semblerait que la graisse de canard  (et d'oie) soit la seule graisse animale qui fasse baisser le taux du mauvais cholestérol et augmenter celui du bon.  Des études (françaises évidemment !, tout à fait impartiales bien sur...) l'ont prouvé. En tout cas, qui ne saliverait pas devant des pommes de terres rôties dans la graisse de canard ? (les végétariens ? je ne suis même pas sure...). Il manque la coriandre sur la photo, un petit effort d'imagination ? :)

Ingrédients :
1 canard
1 orange bio
4 gousses d'ail en chemise
5 clous de girofle
Feuilles de laurier
1 cs d'huile d'olive
2 céleris-rave
Sel, poivre au moulin
quelques feuilles de coriandre pour le service

Préparation : 
Préchauffer le four à 120°C. Faire revenir dans une cocotte le canard avec l'huile sur les deux faces. Le retirer du feu pour le fourrer avec l'orange coupée en quartiers, les clous de girofle, l'ail, le sel et le poivre. Glisser les feuilles de laurier sous la peau.
Mettre au four avec un couvercle doublé d'une feuille de papier aluminium pour 2h30.
Eplucher les céleris et les couper en cubes.
Sortir la cocotte du four, vider une partie de la sauce (graisse et jus de viande à mettre au frigo pour les séparer). Retourner le canard et placer en dessous et sur les côtés le céleri. Saler.
Remettre au four pour 1h30.
Sortir la cocotte, vider encore une fois toute la sauce, augmenter la température du four à 200°C et placer tous les cubes de céleris sous le canard.
Laisser griller 6 à 7 min  sur chaque face.
Server chaud avec les pluches de coriandre parsemées sur le céleri.

dimanche 17 octobre 2010

Tarte au gorgonzola et aux poires


Encore une tarte ! et oui, j'adore ! (les faire et les manger). Celle-ci est rapide et vraiment excellente : le mélange poire-bleu fonctionne évidemment à merveille,la ricotta apporte de la douceur, et les noix le côté amer et croquant. Il faut utiliser des poires vraiment fermes et peu juteuses sinon la pâte s'humidifie trop. (en Hongrie, les Alexander sont parfaites !) 

Désolée Bill, mais je commence à avoir fait le tour des citations possibles, surtout dans mes limites du politiquement correct et du sexuellement acceptable sur mon blog ! Donc tu m'excuseras, de manière posthume, si à l'avenir si je continue à emprunter le titre de ton livre sans en extraire la moindre citation.

Après vérification, ça fait longtemps que je n'ai pas publié de recette de tarte salée, et la dernière était assez proche : céléri-bleu...

Ingrédients :
- 100 g de Gorgonzola (pas la version crémeuse) coupé en petits morceaux
- 120 g de ricotta
- 2 poires
- 2 oeufs
- 1 poignée de noix grossièrement concassées
- Sel, poivre

pour la pâte
- 150 g de farine
- 30 g de flocons d'avoine
- sel
- 1 petit verre d'eau
-  3 cs d'huile d'olive

Préparation :
Préparer la pâtes selon la méthode habituelle. Laisser reposer au frigo 30 min.
Préchauffer le four à 180°C.
Eplucher et couper les poires en morceaux.
Dans un bol, battre la ricotta et les oeufs avec le sel et le poivre.
Cuire à blanc 10 min la pâte (recouverte de papier sulfurisé et de pois chiche par exemple)
Sortir la tarte du four et disposer, dans l'ordre, les morceaux de poire, le gorgonzola et les noix puis verser par dessus le mélange oeufs - ricotta.
Remettre au four une vingtaine de minutes.

samedi 9 octobre 2010

Soupe Orange



 Aujourd'hui, une soupe fraîche, fraîche parce que servie froide, mais aussi parce qu'elle ne contient que des ingrédients légers, vifs et toniques pour faire le plein de vitamines...

—La Mort était l'idole de leur culture, expliquait ma mère en levant les yeux de son grimoire maya. C'est de la mort qu'ils tiraient le feu et la parole et la semence de maïs... La mort se changeait en grains de maïs...

Ingrédients (pour 4 bols) :
- 5 carottes
- 1/2 poivron rouge (optionnel)
- 1 cs de miel
1 cs de jus de citron ou le jus d'une demi-orange
1 cs de graines de coriandre
- 1 oignon
- 2 cm de gingembre
- quelques feuilles de coriandre (optionnel)
- 1 cs d'huile d'olive
- 1/2 bouillon cube
- eau bouillante
 
Préparation :
Préchauffer le grill du four (pour le poivron).
Laver l'oignon, les carottes et le poivron. Éplucher les carottes et couper les en rondelles.
Couper le poivron en deux et enlever les les parties blanches et les graines. Le mettre côté peau sous le grill pendant 10 min (jusqu'à ce que la peau devienne noire). A la sortie, le placer dans un sac en plastique fermé jusqu'au refroidissement. Puis retirer la peau.
Émincer l'oignon (après avoir retirer le germe si besoin est) et le faire revenir dans une cs d'huile d'olive avec les graines de coriandre. Ajouter les carottes et remuer.
Râper au dessus de la casserole le gingembre.
Verser l'eau bouillante jusqu'à ce que les légumes soient recouverts et ajouter le bouillon cube. Laisser cuire 15 à 20 min : les carottes doivent être tendres.
Dans un blender, (ou à l'aide d'un mixer), verser tous les légumes, puis le jus de cuisson (en garder une partie pour ajuster la consistance) et le citron (ou le jus d'orange) et la coriandre.
Mixer, goûter, ajuster !
et laisser refroidir au moins 4h au frigo.
Servir froid.

samedi 2 octobre 2010

Tarte renversée aux pommes

Non, ce n'est pas un gâteau polonais, même si les apparences sont trompeuses... Je me suis inspirée de plusieurs recettes pour "créer" celle-ci. Le résultat était bon, voire très bon mais, les pommes que j'avais achetées étaient très acides et au final, cela manquait peut-être un peu de sucre. En fait elles n'étaient pas assez caramélisées. Donc je transforme la cc de miel en cs ! Je n'ai ajouté aucune épice, mais la prochaine fois, j'ajouterai de la fève tonka ou de la vanille. Depuis quelque temps, je n'ai plus de poudre d'amande ramenée de France, donc je la réalise moi-même avec des amandes entières achetées au marché, en les plongeant 1 à 2 min dans de l'eau bouillante pour les monder (enlever la peau), puis je les essuie, je les fais griller à sec 5 min et je les passe au mixer. La poudre obtenue est moins fine mais nettement plus savoureuse. Cette poudre grossière donne au gâteau un coté croustillant qui tranche très agréablement avec le moelleux des pommes. 
En écrivant la recette, je viens de lire quelques articles sur le sucre blanc,  et je résume : le sucre blanc est toxique. Non, je n'exagère pas, pour le digérer, notre organisme doit puiser dans ses "bonnes" réserves, et je ne parle même pas de la méthode pour le raffiner. L' horreur...

Après l'endroit, l'envers :


 Dans la cité d'Interzone :

Derrière eux, on voit à travers les portes ouvertes des comptoirs d'acajou et des guéridons nappés, des cuisines et des salles de bains, des couples qui forniquent côte à côte sur des rangées de lits de cuivre, des milliers de hamacs enchevêtrés, des camés qui se garrottent le bars, des fumeurs d'opium ou de hachisch, des gens qui se lavent et mangent et bavardent dans un nuage de fumée et de vapeur.



Ingrédients :
1 pot de kefir (ou de yaourt)
2 pots de farine
1 petit pot de sucre (non raffiné mélangé avec du blanc)
1/2 pot d'huile d'olive
2 oeufs
1 pot d'amande en poudre
2 ou 3 pommes
Un peu de beurre salé
1 cs de miel
6 g de levure
1 pincée de sel
un peu d'extrait d'amande amère
+ en option : fève Tonka râpée ou vanille.
Préparation :
Préchauffer le four à 180°C.
Faire revenir les pommes épluchées et coupées en morceaux dans le beurre avec le miel jusqu'à temps qu'elles caramélisent.
Mélanger d'un côté les ingrédients secs. Dans un autre récipient, fouetter les oeufs, ajouter le kefir, l'huile et l'extrait d'amande, bien mélanger.
Verser ce dernier mélange sur les ingrédients secs et mélanger à l'aide d'une spatule.
Dans le fond de moules individuels (beurrés au préalable, s'il ne sont pas anti-adhésifs), déposer les pommes puis verser la préparation au dessus.
Placer au four jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée, 25 à 30 min environ.
Les sortir  du four et les démouler aussitôt.



dimanche 19 septembre 2010

Empanadillas

Rentrée ! pour toi aussi, Bloggi !! avec des empanadillas complètement improvisés, au thon, un poil secs à mon goût, mais je n'avais pas assez éliminé l'eau de la farce et la pâte était peut-être un trop molle, donc j'ai du les faire cuire plus longtemps. Pour la pâte, je m'en tiens à la version flocons d'avoine-huile d'olive, rapide, et qui ne m'a (jusque là) posé aucun problème, facile à étaler, ne se casse pas ... sûrement rien à voir avec l'originale... Sur la photo, la dorure n'est pas uniforme, mais je n'avais pas délayer mon jaune d'oeuf avec un peu d'eau, donc j'étais limitée en quantité, à améliorer !

Pour tous ceux qui n'aiment pas prendre l'avion, un extrait de la
Postface Atrophiée : Tu en ferais tout autant

Pourquoi tout ce papier gâché à essayer d'emmener le Beau Monde d'un endroit à un autre ? Peut-être pour épargner au Lecteur la fatigue de randonnées à travers l'espace, et lui permettre de mériter son épithète d'Aimable ? Et voilà, le billet est payé, le taxi appelé, l'avion prêt à décoller, on peut enfin ouvrir les yeux dans la tiédeur de cette caverne couleur pêche au moment où Elle (l'hôtesse du ciel, bien sûr) se penche pour offrir dans un murmure bonbons, chewing-gum, Dramamine, et même du Nembutal.
— Parlez-moi de parégorique, ma beauté, et je vous entendrai...

Ingrédients :
200 g de farine
50 g de flocons d'avoine
4 cs d'huile d'olive
Sel, eau tiède
2 boites de thon (une au naturel et une à l'huile pour moi, environ 200 g)
1,5 boite de tomates pelées
3 tomates séchées à l'huile coupées en petits morceaux
2 oignons rouges émincés
1 cc de piment d'Espelette
2 branches de thym
2 feuilles de laurier
huile d'olive
sel, poivre
1 jaune d'oeuf

Préparation : 
Préparer la pâte :
Mélanger la farine, le sel et les flocons d'avoine dans un récipient. Creuser un trou et y verser environ 10 cl d'eau, mélanger à la fourchette en tournant du centre vers l'extérieur, il doit rester de la farine non humidifiée. Ajouter l'huile d'olive et former une boule avec les doigts, si c'est trop sec, ajouter un peu d'eau, si c'est trop collant, fariner la boule. On doit arriver à une boule de pâte souple qui colle presque mais en fait, non, elle ne colle pas ... L'emballer dans du papier transparent et la laisser reposer au frigo au moins une demi-heure.
Pendant ce temps, préparer la farce : 
Faire revenir les oignons dans 1 cs d'huile, ajouter toutes les tomates, le sel, le piment, le poivre et le laurier, porter à ébullition et laisser cuire jusqu'à ce que la plupart de l'eau se soit évaporée, ajouter alors le thon, et faire encore cuire 10 min. La farce ne doit presque plus contenir d'eau sinon elle humidifie trop  la pâte. Goûter, ajuster.
Préchauffer le four à 180°C.
Étaler la pâte sur le plan de travail, et, à l'aide d'un bol, découper des disques, puis garnir chaque disque d' 1 grosse cs de farce. Refermer en appuyant avec les doigts. Pour finir, enduire chaque chausson de jaune d'œuf dilué.
Mettre au four pour 25 à 30 min environ. Pour moi, la farce avait, pour certains empanadillas, détremper la pâte, donc je les ai retournés et remis à cuire un peu de l'autre côté (5 min environ).




lundi 26 juillet 2010

Risotto jaune de risoni au poisson

Je profite du temps pluvieux ardennais pour publier un des posts promis. Un titre long et pas très poétique. Quelques explications : je me suis inspirée (fortement) d'un message récent du blog Savoirs et Saveurs, au demeurant très intéressant et didactique ; risotto jaune  à cause du safran et des légumes jaunes de préférence) ; de risoni : c'est donc un risotto à base de pâtes italiennes en forme de longs grains de riz ; et au poisson : tout filet de poisson blanc fera l'affaire : je suis toujours réduite à utiliser des filets surgelés de poissons inconnus le plus souvent (je ne connais pas encore tous les noms de poisson en Hongrois...).

Une citation pas vraiment politiquement correcte :
Ils complotent de louer un hélicoptère pour enlever la Pierre Noire et lui substituer un enclos à cochons – plein de verrats dressés à couiner des saloperies à la vue des pélerins. “On a bien essayé e les entraîner à chanter des refrains à boire mais on a fait chou blanc...”

Ingrédients : (pour 2)
160 g de risoni (petites pâtes de la forme d'un grain de riz en un peu plus grand) De Cecco par exemple...
1 poivron jaune
2 carottes (jaunes, c'est encore mieux)
1 cs de "faux" pistils de safran (pour la couleur, mais pas vraiment pour le goût...)
3 filaments de safran (le vrai !, càd beaucoup plus fin et allongé)
1 oignon blanc
1 gousse d'ail
1 l de bouillon (Kub pour moi)
10 cl de vin blanc sec
2 filets de poisson blanc
2 cs d'huile d'olive
1 cs de jus de citron

Préparation :
Dans une cocotte, faire revenir l'oignon émincé dans l'huile d'olive 5 min à feu moyen; il ne doit pas brunir, ajouter le faux safran et les pâtes, remuer jusqu'à ce qu'elle deviennent translucides.
Verser le vin blanc et remuer jusqu'à absorption complète. Ajouter le poivron et les carottes coupés en dés, l'ail et les filaments de safran et 2 louches de bouillon. Et on continue sur le même principe qu'un risotto avec du riz : on attend l'absorption du liquide pour verser de nouveau la même quantité.
Quand les pâtes deviennent plus tendres (10 min environ après les premières louches de bouillon), ajouter le poisson coupé en dés et remuer délicatement. Laisser cuire encore 10 min maximum (en ajoutant toujours régulièrement le bouillon).
Goûter pour vérifier la cuisson et l'assaisonnement, on peut peut-être ajouter 1 cs de parmesan mais je n'en avais pas mis.
Servir chaud avec un peu de citron.

Rq : Il paraît (je n'ai pas testé) que l'ajout louche par louche du bouillon n'est pas utile pour les pâtes donc les risoni, qui ne contiennent beaucoup moins d'amidon que le riz. Mais l'ajout régulier permet cependant d'ajuster parfaitement la cuisson des pâtes.

lundi 5 juillet 2010

Poisson confit et couscous de chou-fleur

 


C'est mon dernier post avant mon retour (provisoire : vacances) en France !! (coool) Cette recette vaut surtout pour le chou-fleur : le résultat était correct pour le poisson, mais trouver du bon poisson (même congelé) en Hongrie relève de l'exploit... Pour la graisse d'oie ou de canard, il suffit d'utiliser celle recueillie lors de la cuisson d'un foie gras ; elle se conserve très bien, très longtemps. Ce n'est pas vraiment de la cuisson basse-température mais je dirais plutôt une cuisson douce...
Je recommande fortement cette manière d'accommoder le chou-fleur, rapide, simple et savoureuse !

La suite du délire : 

—Le fleuve est servi, Monsieur...
Les feuilles mortes obstruent la source, les géraniums corrompent la menthe religieuse sur la pelouse, palliant la crise de la pastille...

 
Ingrédients : pour 2
- 2 beaux filets de poisson type lieu ou cabillaud
- 2 cs de graisse de canard ou d'oie
- 1 cs de feuilles d'estragon
- 1 petit chou-fleur
- 1 cs d'huile d'olive
- Sel, poivre
- 1 cc de curcurma (optionnel)

Préparation :
Préchauffer le four à 120°C. Enduire les filets de poisson de graisse à l'aide d'un pinceau par exemple. Saler, poivrer et répartir l'estragon. Enfourner 20 min.
Rincer puis détailler le chou-fleur en bouquets et râper-les à l'aide d' une râpe à gros trous et finir la partie plus dure de chaque bouquet à l'aide d'une râpe plus fine.
Faire chauffer l'huile dans une grande poêle, (c'est à ce moment que l'on peut ajouter le curcuma) et faire revenir un quart d'heure environ la semoule obtenue. Saler poivrer, goûter et ajuster !

jeudi 1 juillet 2010

Gaspacho


Une recette fondamentale pour l'été chaud : et oui le soleil est enfin là, en grande forme... Dans ces moments, j'aime beaucoup le principe d'une soupe froide, rafraîchissante. Celle-ci est ultra-connue mais pourquoi ne pas publier des basiques ?... On pourrait croire que c'est facile et rapide à réaliser à condition d'y penser assez longtemps avant (comme pour toute soupe froide, en fait), mais en réalité pas vraiment. Pour la soupe aux petits pois, il y a les petits pois justement à écosser... et bien pour le gaspacho, il y a les tomates : moi je trouve ça long : retirer la peau alors la tomate est encore brûlante, ou alors faut attendre, mais là c'est vraiment long, ensuite ne garder que la chair sans les pépins... il y a peut-être d'autres techniques ??? Heureusement, le résultat était à la hauteur de mes attentes,  la couleur n'est pas terrible mais c'est à cause du poivron vert (je n'avais que ça !) et aussi je n'avais pas de vinaigre de xérès : mon placard regorge déjà et j'ai peur pour la solidité de la planche, donc à la place du vinaigre balsamique.

Bon évidemment il n'y rien de japonais là dedans, mais je mets les recettes nippones sur pause, car ma liste des futures publications est en pleine extension... (pour mémoire : risoni en risotto, empanachas, poisson basse temprature et semoule de chou-fleur, polenta grillée, pan cakes aux petits-pois ...) (je l'écris comme ça je me sens obligée de les publier, je suis en vacances, je ne dois pas faire ma paresseuse ^_^)
Un peu de délire avant de passer au vif du sujet :

Couillon pressé comme citron, entre le zist et le zest lest, bouillonne à ras de motte, feuille de rose pour pipe à eau —schnouf-gloup-gloup— odeur, souvenir de ce que je fus.

Ingrédients :
1 concombre
1 poivron rouge de préférence
5 petites ou 4 grosses tomates
1 oignon
1 gousse d'ail
3 cm de piment vert frais
1,5 cs d'huile d'olive
1 cs de vinaigre de xérès (si on a !)
Sel, poivre

Préparation :
Éplucher les tomates (il faut les plonger 3 ou 4 min dans l'eau bouillante), le concombre, l'oignon et l'ail. Enlever le pédoncule du poivron. Épépiner les trois premiers. Mettre de côté un bout de poivron, de concombre et de tomate et mettre le reste dans un blender (ou mixeur). Ajouter l'huile d'olive, le vinaigre, le sel et le poivre et mixer longtemps. Goûter et ajuster l'assaisonnement. Mettre au frais pendant 4h au moins dans les verres de service.
Couper en brunoise les morceaux de légumes restants (finalement je n'ai pas mis de tomate dans la brunoise).
Au moment de servir, ajouter la brunoise dans chaque verre.


jeudi 10 juin 2010

Wok de queues d'asperges aux crevettes

Puisque c'est encore la saison des asperges et que les recettes la concernant fleurissent sur les blogs culinaires, à mon tour d'en proposer une (trois en fait). D'ailleurs je viens de terminer l'amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez, des passages intéressants pour leurs côtés non conventionnels, mais ça ne restera pas un bouquin marquant pour moi. Quel est le rapport avec les asperges ? et bien le mari de l'héroïne les adore pour l'odeur post-digestion... Bref, victime d'une sinusite, je n'ai pas cette "chance", mais j'ai presque retrouvé tout mon goût pour savourer ces tiges, et j'en profite :

Soit d'une manière toute simple : épluchées, coupées en tronçons puis revenues dans l'huile d'olive. J'ajoute une cuillerée à soupe de sucre, puis une à deux cs de sauce soja. Je laisse cuire à couvert 10 à 15 min.

Dernièrement, nous avons testé un nouveau restau à Budapest A Propo, cuisine de saison, prix peu élevés, jolie présentation, le patron a pas mal voyagé apparemment, et c'est vraiment bon. J'avais choisi comme entrée des asperges enrobées de jambon (un fagot de vertes et un de blanches) avec des copeaux de parmesan. Elles étaient parfaitement croquantes et l'association acidité-salé fonctionne très bien. J'ai reproduit cette recette quelques jours plus tard : je les ai coupées à 10 cm de la pointe, puis elles ont cuit un peu moins de 10 min dans l'eau bouillante. J'ai formé mes fagots de 5 pointes avec une tranche de jambon sec. Je les ai passées au four chaud (190°C) 10 min et servies avec les copeaux de parmesan et du poivre au moulin.

Pour terminer la "vraie" recette du jour, extraite du magazine Saveurs, asperges version asiatique, pas vraiment japonaise, quoique... très pratique pour utiliser les queues quand, par exemple on a servi les pointes avec du jambon !



Moi, William Seward B, je me propose à présent de déchaîner le Verbe. Mon cœur de Viking plane au-dessus du grand fleuve brun, schnouf schnouf des moteurs de bateaux dans le crépuscule de la jungle, arbres gigantesques qui flottent à la dérive, leurs branches chargées de serpents lovés et de lémuriens contemplant mélancoliquement la rive — il plane sur la plaine lointaine du Missouri (le gamin trouve dans l'herbe une pointe de flèche rose) accompagné par les sifflets de trains invisibles, puis il me revient affamé comme un voyou des rues incapable de vendre le baba que Dieu lui a donné...

Ingrédients : (pour 4 personnes)
500 g de queues d'asperges vertes et (ou) blanches épluchées
32 crevettes décongelées crues ( pas trop petites)
4 cs de sauce soja (ils précisent en version moins salée si possible)
4 gousses d'ail
2 cs d'huile d'olive
1 citron vert
Poivre
Coriandre fraîche

Préparation :
Émincez les queues d'asperges (en tronçons de 1 cm environ), décortiquez les crevettes et hachez l'ail.
Faites chauffer l'huile dans une poêle ou un wok. Saisissez-y les asperges, ajoutez l'ail et laissez colorer 5 min à feu vif en remuant. Ajoutez la sauce soja puis les crevettes et laissez cuire 5 min à feu vif (attention les crevettes doivent être tout juste cuites, sinon elles deviennent dures). Poivrez puis ajoutez le jus de citron vert.
Servez chaud accompagné de riz et de feuilles de coriandre.

mercredi 2 juin 2010

Panna Cotta Fraises et Basilc


Encore deux photos du Japon, plutôt étranges... (au dessus, le quartier de l'électronique à Osaka et en dessous, au détour d'un jardin à Kyoto)


Plusieurs versions de la recette légère du jour : en image et en détails, la version fraises mixées. Mais je l'ai aussi expérimentée avec des fraises coupées en morceaux, également très réussie. Il faut avouer que les fraises hongroises sont de qualité et vraiment peu coûteuses. Cette s'inspire de Mercotte, (encore !)  mais j'ai remplacé la gélatine par l'agar agar et je l'ai allégée... (que de la crème fraîche, c'est vraiment trop ! mais ça doit être bon...) La photo est  vraiment nulle (dsl) ^ ^
Je ne suis jamais allée au Mexique, est-ce vraiment ainsi ??! un passage encore très musical :

 Un poids te tombe des épaules quand tu passes en territoire mexicain — et soudain, brutalement, le paysage te dégringole dessus, plus rien entre toi et l'horizon que le désert vaguement montagneux et les vautours : les uns des petits points qui tourbillonnent dans le lointain, les autres si proches que tu les entends fendre l'air de leurs ailes (un bruit sec, comme un épi de maïs que l'on décortique), et quand ils aperçoivent une proie ils jaillissent tout noirs du bleu du ciel, ce bleu horrible et écrasant du ciel mexicain, et giclent en entonnoir vers le sol...

Ingrédients :
pour la crème rose :
- 40 cl de lait entier ou 30 cl de lait demi-écrémé et 10 cl de crème fraîche 15 %
- 2,5 g càd 1+ 1/4 cc rase d'agar agar
- 40 g de sucre blond
- 6 fraises moyennes ou 4 grosses fraises
-  une demi gousse de vanille
pour la crème verte :
- 20 cl de lait entier (ou ...)
- 1/2 bouquet de basilic
- 15 g de sucre
- 1 g d'agar agar

Préparation :
Mixer les fraises avec 10 cl de lait. Verser le reste du lait dans une casserole avec l' agar agar et le sucre et la vanille grattée. Mélanger et porter à ébullition pendant 30 s. Puis mixer avec le reste du lait et verser dans les verres. Mettre au frigo au moins 1h.
Faire bouillir le lait avec le sucre, puis, hors du feu, ajouter le basilic et laisser infuser 10 min. Récupérer la moitié du lait, le faire à nouveau chauffer avec l'agar agar, mélanger et porter à ébullition pendant 30 s. Pendant ce temps, mixer le reste, le liquide doit devenir vert. Bien mélanger les deux laits et verser délicatement dans les verres sur le mélange rose. Laisser refroidir au frigo.
Au moment de servir, ajouter des fraises coupées en lamelles.



jeudi 27 mai 2010

Sablés au parmesan et nori


Une première photo du Japon : une rue très animée d'Osaka, remarquez la petite dame au premier plan... nous découvrons une des spécialités de la ville : le crabe : pas mal mais quand même très chiant à manger ! et puis une autre pour le contraste : le jardin zen de du château d'Osaka.Je profite de ce post pour signaler mon coup de cœur du moment : Mondkopf : il est jeune, il est beau, il est français et il mixe comme un dieu... Mais je m'enflamme... Pour être plus exacte et réaliste : son premier album est vraiment excellent : il est sorti depuis plus d'un an je crois, mais j'ai mis beaucoup de temps à le télécharger et à l'écouter en entier (il est évident que télécharger, c'est mal, donc, comme j'aime cet album, je vais l'acheter ^_^ (et oui je fais partie des quelques irréductibles qui achètent encore des albums en CD)). Voici un extrait (ce n'est pas une "vraie" vidéo mais juste une image)

Revenons-en à nos moutons —les sablés— un mix d'une des dernières recettes de Mercotte et d'une recette de Saveur, magazine que je recommande chaudement ; une partie recettes assez simples en général mais intéressantes et une autre découvertes et voyages, qui nous donne aussitôt l'envie d'aller visiter la région en question. Ces sablés sont originaux et très simples à réaliser. On peut évidemment varier la recette à l'infini : à la mimolette comme dans le magazine, chèvre et thym...

Avant les détails, un passage totalement tripé, un truc de ouf, malade...

Rhabille ta peau dans l'hôtel des Chancres à Louer où les fraudeuses allongent toute la comptée à la maison passe-vérole, c'est du même, rien de sain dans ces chtouilleuses pourries jusqu'au trognon de ton vide-pomme tout neuf. Qui a tiré la pomme ? Tell que je te dis, pomme de reinette et pomme d'api, tapis tapis rouge... Le rouge-gorge tombe sous le trait de ma fidèle arbalète, une goutte de sang rougit sa gorge...


Ingrédients :
200 g de farine
50 g de gruyère
30 g de parmesan
70 g de beurre
1 oeuf
3 pincées de fleur de sel
1 plaque d'algues Nori séchée

Préparation :
Découpez avec une paire de ciseaux le Nori ( la peut-être ???) en fines lamelles puis en morceaux de 1 cm de long environ.
Râpez finement le gruyère et le parmesan.
Réunissez la farine, le sel, le Nori, le fromage dans une jatte. Incorporez le beurre coupé en petits morceaux et mélanger du bout des doigts.
Lorsque le mélange est grumeleux mais homogène (un peu comme un crumble), ajoutez l'œuf et si ça ne suffit pas,1 ou 2 cs d'eau pour lier le tout.
Façonnez la pâte en un cylindre de 30 cm de long (ou 2 de 20 pour moi) et enveloppez-le dans du film alimentaire et faites durcir au congélateur 30 min si vous êtes pressé et au frigo 2 h.
Préchauffez le four à 180 °C.
Retirez le film et découpez le cylindre de pâte en tranches de 7 mm de large (très précis le magazine !)
Déposez-les sur une plaque du four recouverte de papier sulfurisé et faites cuire au four 20 min (pas plus, pas moins, la cuisson est vraiment parfaite)
Laissez-les refroidir avant de déguster...
Pour accompagner : du champagne bien sûr :)

jeudi 20 mai 2010

Salade croquante de printemps


Recette simplissime, de saison avant quelques posts d'inspiration japonisante ; des photos d'abord de nos repas au Japon puis quelques recettes testées en ce moment et dans les prochains jours (ou semaines).

"— Et alors, Brad, que nous as-tu mitonné pour le dîner ?
" — Va m'attendre dans la chambre, chou, c'est une surprise.
"Brad le chasse gaiement de la main, s'enferme dans la cuisine et noue son tablier brodé...

J'ai hésité à mettre la suite, mais ce n'est vraiment pas joli voire dég........, donc vous resterez sur votre faim ^ ^

Ingrédients : (pour 2 personnes)
1 petite botte de radis émincés finement
2 carottes râpée grossièrement
4 feuilles d'ail des ours émincées
2 oignons jeunes ou des cives émincées avec le vert
1 cs de graines de tournesol
1 cs de graines de courges (je n'en avais pas)
1 cs de gomasio

pour la sauce : jus de citron, huile de noix, huile neutre
1 cc de moutarde à l'ancienne
Sel (un peu, il y a déjà le gomasio), poivre

Préparation :
Mélangez tous les ingrédients de la salade, émulsionnez tous les ingrédients de la sauce et versez. Re-mélangez !